La reproduction
L’idée de faire reproduire sa chienne « juste pour avoir un petit » ou pour lui faire vivre l’expérience de la maternité occulte bien souvent une réalité rude et éprouvante. La reproduction animale ne s’improvise pas. Il n’y a pas d’élevage « amateur » : dès l’instant où des chiots sont vendus, la loi exige de posséder un numéro de SIRET et impose les mêmes responsabilités juridiques qu’à tout professionnel.
Prendre un chiot chez des « amateurs » ou dans « une famille » cautionne une pratique illégale qui nous écrase et plombe le travail acharné des bons éleveurs, qui se battent chaque jour pour faire les choses dans les règles. C’est d’une immense tristesse, car c’est souvent de ces portées-là que proviennent le plus d’abandons. Les familles sont choisies rapidement, les parents n’ont souvent pas un tempérament calme et stable, ou sont porteurs de maladies. Finalement, vous ne savez pas grand-chose de votre chiot ni de sa future évolution.
L’amateurisme n’a pas sa place quand on travaille avec le vivant. La réalité financière est implacable : avec les charges vétérinaires, l’alimentation spécifique, l’aménagement des infrastructures et le temps investi avant, pendant et après la portée, l’élevage ne permet pas de se dégager un revenu décent. Mais c’est surtout le coût émotionnel et physique qui assomme quand tout ne se passe pas comme prévu.
Voici la réalité du parcours, étape par étape :
En résumé
Élever une portée n’est pas un moyen de gagner sa vie. Quand on additionne les frais vétérinaires colossaux (dépistages, suivis, urgences), le coût de l’alimentation et des infrastructures, face aux centaines d’heures de travail de jour comme de nuit, la rentabilité n’existe pas. C’est un engagement épuisant et total, une véritable vocation dictée uniquement par l’amour de la race. L’amateurisme n’y a tout simplement pas sa place.